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routes françaises

Quelle agriculture restera en l'an 2200

Avec leur politique actuelle,

Que laisseront nos politiciens à nos enfants en l’an 2200 ?


D’autres études nous montrent que la surface agricole moyenne utilisée pour nourrir un habitant en France a été divisée par 2 en un seul siècle, c’est à dire au 20ème siècle :

  • Cette surface agricole moyenne utilisée pour nourrir un habitant est actuellement de 46 ares.

  • Les études prévisionnelles démontrent qu’avec cette même politique d’artificialisation des terres agricoles, en 2050 chaque français n’aura plus en moyenne que 36 ares de surface agricole pour se nourrir.

  • Et qu’en l’AN 2200, il n’en aura à peine 10 ares, à condition que la démographie soit stabilisée, mais comme la croissance démographique prévisionnelle sera de 50% en France, en l’AN 2200 chaque habitant en France n’aura plus guère que 7 ares de surface agricole pour se nourrir.


Alors que nous constatons que c’était l’année 1992, il y a déjà presque un quart de siècle, que les agriculteurs Français ont obtenu leur meilleur rendement enregistré et calculé par habitant en France.

Et depuis 1992, ce pic n’a jamais été atteint, et même les prévisions les plus favorables démontrent qu’à l’avenir, il ne sera plus jamais atteint.

Les meilleurs rendements en productions agricoles ramenées à l’hectare ont été atteints vers l’année 2000, depuis ils stagnent voire régressent du fait d’une agriculture intensive qui oublie que la terre est vivante.

Ces 2 courbes liées à la croissance démographique font que depuis 25 années, l’alimentation agricole produite en France par habitant est en perpétuelle baisse, et ne fera que baisser du fait de la disparition des terres agricoles programmée avec les politiques actuelles, pour atteindre en l’AN 2200 l’irréparable.


C’est en contre partie, vrai qu’actuellement, il est évalué que le tiers des aliments destinés à l’alimentation humaine sont perdus ou sont gaspillés, entre les champs et nos assiettes.


Ces chiffres, nous indiquent qu’en l’an 2200, même si nous arrivions à ne plus perdre ni gaspiller nos aliments entre les champs et nos assiettes, ce qui est un objectif impossible à atteindre, et que même avec cette récupération des pertes d’aliments entre les champs et nos assiettes, celle ci ne compensera pas, et de loin, les pertes de productions alimentaires liées à la perte de surface agricole qui sont transformées en infrastructures diverses.


D’autre part, regardons la balance « import export » des produits issus de l’agriculture (bruts et transformés) :

Nous importons des quantités très importantes de soja pour nourrir, poulets, canards, porcs, bovins, etc…

Nous importons des fruits et légumes, plus le caoutchouc, le café, le thé, et le bois à papier.


Si nous établissons une balance « IMPORT – EXPORT » en « SURFACE EQUIVALENTE » (et non en €uros), nous constatons, d’après les données de la « FAO » qu’en 2005, la France a exporté pour l’équivalent de 7 millions d’ hectares, en céréales, viandes, produits laitiers, sucres, vins et alcool, et qu’elle a, dans cette même période, importé pour l’équivalent de 8 millions et demi d’hectares, en produits du bois, soja et manioc, fruits, légumes et épices, café, cacao, thé, tabac, viandes, caoutchouc, coton, laine, fleurs, miels et poissons.


C’est à dire que déjà en 2005, la France, avait un déficit de un million et demi d’hectares de surface agricole, pour nourrir les Français.

C’est à dire que, en France métropolitaine, la Surface Agricole étant de 29,2 millions d’hectares, nous manquions en France, déjà en 2005, un million et demi d’hectares agricoles soit de plus de 5% de sa surface.

C’est à dire que notre « empreinte alimentaire » excédait déjà en 2005, plus de 5% de nos surfaces agricoles et forestières et que c’est le reste du monde qui nous approvisionne.

Cette « empreinte alimentaire » est l’équivalence en surface agricole de ce que nous consommons, c’est à dire la surface agricole nécessaire et utilisée pour produire nos consommations.

Cette « empreinte alimentaire » nous fait constater que déjà en 2005, notre surface agricole française est inférieure de 5% à celle nécessaire à la production de notre consommation.

Et en l’AN 2200, que deviendra notre « empreinte alimentaire », par rapport à nos surfaces agricoles restantes après cette grande artificialisation de nos espaces ?

Combien de millions d’hectares devront nous aller cultiver ailleurs dans le monde pour nourrir les habitants en France ?


A cette question, aucun de nos politiciens actuels ne veut entendre la réponse, pourtant des études sérieuses ont été faites en poursuivant les indices du passé, et démontrent qu’en France en l’AN 2200, si nous ne changeons pas notre politique d’aménagement de notre territoire :


  • Il ne restera plus que 7 millions et demi d’hectares de terres agricoles.

  • Que chaque habitant sur le sol français n’aura plus en moyenne que 7 ares pour se nourrir.

  • Que ce sera le reste du monde qui devra nourrir la population vivant en France.

  • Que pour nourrir les habitants vivants en France, il faudra aller cultiver ailleurs dans le monde plus de 48 millions d’hectares de terres agricoles.

  • C’est à dire que notre « empreinte alimentaire » sera très importante, soit de 640%.

  • Cela se traduira par une contradiction avec ce que nous défendons, à savoir « produire en local pour consommer nos productions locales, et diminuer les pollutions par des transports lointains de produits alimentaires, et manger des aliments plus frais et de meilleur qualité en produisant sur place, parce qu’on en connaît la provenance.


C’est vrai que c’est lointain l’an 2200, mais nous en sommes plus près que de notre révolution de 1789, et dans nos têtes cette révolution est elle si lointaine ?


Et dans le MONDE que se passe t’il ?


Les « organisations de solidarité internationale nous interpellent et dénoncent, le rôle très néfaste, des exportations subventionnées des pays riches vers les plus pauvres, qui viennent concurrencer à bas prix leurs paysanneries locales et les cultures vivrières.


Pourtant, ce sont ces agricultures vivrières , qui dans le monde nourrissent encore 80% de la population mondiale.

Ces agricultures vivrières devraient être soutenues, plutôt que fragilisées par nos exportations subventionnées, qui les tue.

Il faut aussi prendre en considération que la moitié des pauvres dans le monde sont des paysans, ce qui signifie que la moitié des pauvres du monde sont le résultat des exportations subventionnées des pays riches, du fait qu’ils ne peuvent plus vendre leur propre production parce que ces produits subventionnés viennent leur imposer des prix en dessous des prix de revient de leurs propres productions, ce qui fait qu’ils ne peuvent même plus produire, et sont obligés de quitter leur terre, pour aller grossir les bidons ville où sont distribuées nos exportations subventionnées.




LUTTER contre l’ARTIFIALICIASATION des TERRES AGRICOLES.


C’EST UNE URGENCE POLITIQUE

Car nous savons que transporter notre agriculture conventionnelle dans certaines régions du monde, sera une catastrophe humanitaire, une catastrophe en rendement, une catastrophe écologique, etc ….