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Agriculteur un élu pas comme les autres

L’AGRICULTEUR  peut t’il être un élu comme les autres ?

Pas tout à fait !.

 

SCHEMA 1 :

                       Les agriculteurs ont de moins en moins de moyens de se faire entendre démocratiquement, puisque leur nombre diminue d’année en année considérablement. Et ces effets sont corroborés, du fait que de nombreux agriculteurs ne sont pas remplacés lors de leur retraite et que d’autres en âge d’être en activité cessent leur activité d’agriculteur,  pour des raisons financières, familiales ou personnelles. Ces effets, résultant du remplacement d’une main d’œuvre manuelle, par un machinisme de plus en plus sophistiqué performant et onéreux, obligent  pour rentabiliser les investissements qui en découlent, des surfaces de plus en plus grandes. Cette course, oblige les agriculteurs, les plus ambitieux, à cultiver une concurrence effrénée qui ressemble à un génocide de leurs frères ou voisins plus faibles.

            Cette situation de perte de pouvoir électoral des agriculteurs dans leur milieu rural qui résulte du nombre d’actifs agricoles en continuelle diminution, est en plus accentué par un changement de certaines zones rurales, dont les populations sont depuis quelques années,  entrées dans une période de croissance démographique, qui vient quelque peu de succéder à une longue période de désertification des campagnes. Cette croissance démographique de nos campagnes, provient :

   d’une part, de l’arrivée d’étrangers venant surtout des pays du nord de l’Europe, s’installer avec leur famille dans notre campagne française dont les hameaux souvent abandonnés sont financièrement très attractifs pour eux à l’achat.

   D’autre part, de l’arrivée de bon nombre de citadins qui n’acceptent plus la vie stressante des grandes villes ou banlieues, qui viennent s’installer en campagne pour y trouver une vie plus saine, sereine, voir écolo, en acceptant souvent des revenus plus faibles en échange d’une vie d’un confort de vie plus proche de la nature.

 

En fait ces 2 phénomènes démographiques : diminution numérique des actifs agricoles et croissance simultanée de nos campagnes se cumulent, pour diminuer encore plus le pouvoir électoral des agriculteur dans la société, ceci se faisait ressentir depuis très longtemps au niveau des élections nationales. Mais ceci se fait maintenant de plus en plus ressentir au niveau des élections régionales et locales où les agriculteurs élus sont de plus en plus rares. Pire encore, si on remonte, à il y a seulement quelques décennies, de nombreux élus locaux et régionaux, étaient majoritairement des agriculteurs et souvent des agriculteurs en retraite qui avaient plus de disponibilité.

Et bien de nos jours, même au niveau rural, les agriculteurs sont de moins en moins électoralement représentés dans les municipalités locales.

 

D’autre part, s’ajoute à ce phénomène démographique, un phénomène de très grandes disparités entre agriculteurs :

Il y a en Europe, un certain nombre d’agriculteurs, très dynamiques et performants qui ont des hauts revenus supérieurs à la moyenne des revenus de leurs concitoyen.

Tandis qu’une majorité d’agriculteurs, ont une rémunération inférieure aux minima sociaux , pour un travail hebdomadaire effectué, qui est souvent de plus de 70 heures.

Le fait que les agriculteurs soient aussi hétérogènes, augmente d’autant les effets sur leur pouvoir démocratique  à être des citoyens potentiellement éligibles.

 

 

 

SCHEMA 2 :

                      Il s’agit de parler, des micros et macros influences qui s’exercent sur l’agriculture, et surtout sur les agriculteurs.

Elles sont depuis quelques décennies, aussi nombreuses que discrètes et invisibles, pourtant elles sont très perverses,  puissantes et ont une très grande influence sur le monde agricole, sur son comportement, sur sa capacité à s’exprimer librement, démocratiquement :.

Bien que depuis la fin du 19ème siècle, jusqu’au milieu du 20ème siècle : les agriculteurs ont su s’organiser, s’unir, créer un tissu associatif, coopératif, mutuelliste, qui pendant les 70 à 80 premières années, soit jusqu’aux années 1970, a plutôt bien fonctionné à une échelle humaine, sociale et humanitaire. Ces organismes étaient jusqu’à la fin des trente glorieuses, très bien gérés, contrôlés, par des hommes responsables qui assumaient leurs responsabilités avec beaucoup de coeur et de paternalisme.

C’étaient leurs réalisations, leurs bébés, leurs créations. C’est ainsi que sont nés :

   Pour le financement d’une agriculture à la veille de sa mécanisation, la banque dite: « Crédit Agricole Mutuel ». un outil mutuel pour financer leurs besoins en financement de leurs investissements en mécanisation.

    Pour la commercialisation de leurs productions, qui ont augmenté grâce au machinisme et au progrès cultural, lié à l’arrivée de la vulgarisation de nouvelles méthodes de cultures et d’élevages, de nombreuses coopératives se sont développées localement.

    Pour l’achat de matériels, machines, tracteurs et des matières consommables (engrais, phytosanitaires, emballages, etc…) sont apparus de nombreux groupements d’achat.

    Puis pour rentabiliser mieux l’utilisation de ce matériel, (surtout après la seconde guerre mondiale), et pour pouvoir acheter, rentabiliser et utiliser des machines performantes, modernes, qu’ils ne pouvaient s’acheter et utiliser individuellement, ils ont créé «  les sociétés d’utilisation en commun des machines ( batteuses, tracteurs, faucheuses, etc…). Des sociétés qui ont ensuite été appelée « CUMA ».

   Et pour se développer et apprendre à utiliser, les nouvelles technologies, les nouvelles techniques culturales et améliorer le cheptel vivant par la sélection, ils ont créé : les « groupements de vulgarisation », qui leur permettaient d’avoir accès aux conseils d’un technicien agricole spécialisé et compétent.

 

Tout cela a plutôt bien fonctionné jusqu’en 1980, mais ensuite, ce système très social et mutuelliste, s’est transformé et s’est emballé :

   les coopératives se son regroupées par fusions ou dépôts de bilan souvent organisés, pour devenir de nos jours des MASTODONTES, où le pouvoir démocratique des agriculteurs n’est plus qu’un leurre, malgré des membres de conseil d’administration élus, mais comment ?  

   La banque a voulu s’étendre pour devenir parmi les plus grandes banques européennes, en s’autorisant l’accès aux villes et grandes villes, puis aux autres activités professionnelles. Puis plus dernièrement en transformant sa structure juridique en société anonyme, dont on ne sait  plus très clairement qui la dirige et qui contrôle.

 

La sélection génétique, des plantes et des animaux, était pratiquée naturellement  et de longue haleine, et les résultats ne s’obtenaient que génération après génération : C’était un travail qui se transmettait aux générations futures.

Ensuite l’hybridation, la transplantation d’embryons, … sont devenus des pratiques d’amélioration génétiques plus rapides.

Et plus d’actualité, de nos jours, est arrivé une nouvelle méthode révolutionnaires : les OGM  ou transplantations génétiques.

 

TOUT VA DE PLUS EN PLUS VITE et TOUT EST DE PLUS EN PLUS COLOSSAL.

Les structures coopératives : les mutuelles agricoles, la banque, les coopératives, les machineries, etc., sont devenues à échelles industrielles et demandent de plus en plus de temps et surtout :de compétences, de connaissances, et d’argent, pour les gérer.

 

Leur système de gestion, par des Conseils d’Administration, composés par des agriculteurs élus, en assemblées générales à 2 étages voir en pratique beaucoup plus, (des assemblées de section, sans aucun pouvoir, qui ne font que sélectionner en fonction de critères confus,  des électeurs et participants aux Assemblées plénières). Ce système de contrôle des décideurs, a fait que le pouvoir de décision de ces organismes, n’est plus du tout dans les mains des agriculteurs, ni des hommes ; ce sont les intérêts des multinationales  et des grands lobbys financiers, qui ont su profiter de ces faiblesses, pour y imposer leurs intérêts et y prendre le vrai pouvoir dans la discrétion la plus complète, sans que les agriculteurs ne puissent réagir, ni ne s’en aperçoivent.

Ceci est l’évolution en général de l’agriculture et nous arrivons au :

 

SCHEMA 3.

                      Les agriculteurs sont de moins en moins compris et de moins en moins aimés des autres catégories socioprofessionnelles. Ils sont considérés par les classes moyennes, comme des favorisés aisés, vivant financièrement très bien, parce qu’ils ont de beaux tracteurs neufs, de belles machineries etc.,  et parce qu’ils ont des fermes de plus en plus grosses.

Et puis ils sont accusés d’être responsables de nombreuses pollutions diverses et d’être de gros consommateurs professionnels d’eau en grande quantité. De plus, ils polluent cette eau, qui est indispensable pour la vie et pour tous. Cette eau, qui se fait et se fera de plus en plus rare (les niveaux des nappes phréatiques baissent d’années en années), est indispensable et vitale pour tous.

Alors dans un tel contexte, il devient très difficile pour un agriculteur traditionnel d’être accepté et donc d’accéder aux responsabilités politiques.

Regardons les associations ou partis politiques écolos, défendeurs de l’environnement et de la nature : très peu d’agriculteurs y sont élus : pourtant les agriculteurs auront demain, des rôles et des responsabilités actives de plus en plus importants dans l’environnement rural.

Pire encore : les intérêts des uns se heurtent aux intérêts des autres, exemples : L’ours dans les Pyrénées, - l’utilisation de l’eau, - les pesticides, les engrais chimiques, - et plus récemment l’arrivée des OGM en agriculture. Ces OGM : 80% des agriculteurs pensent, parce qu’ils n’ont plus le choix de pensée, et que c’est l’avenir ;  tandis que 80% des consommateurs n’en veulent pas dans l’alimentation. Et également quand on parle :   des déchets et lisiers,  des nitrates et autres produits toxiques utilisés en agriculture.

 

Alors, une question se pose :

COMMENT DEMAIN, l’agriculteur retrouvera t’il, la confiance des gens des villes ?

Et quand, l’agriculteur sera-t-il enfin compris par tous ?

QUELS EFFORTS DOIVENT FAIRE les AGRICULTEURS ?

Et QU ’ EST ce QU ' ATTENDENT LES CITADINS DES AGRICULTEURS ? :

   Une alimentation saine goûteuse à bas prix.

   Une eau saine, non polluée

   Pas de bruits en campagne, aucune nuisance.

   Des emplois, pour leurs enfants.

 

Ces emplois, tant attendus, pourquoi ne seraient t’ils pas en agriculture et en milieu rural?  En remplaçant de ces achats onéreux de produits chimiques polluants et très toxiques, par des travailleurs.

Seulement ainsi, les agriculteurs redeviendront des élus à part entière. 

Alors tous ensembles, citadins, ruraux et agriculteurs, mettons tous nos cœurs à l’ouvrage et construisons, une nouvelle agriculture, respectueuse de l’environnement et de la santé et du bien être de tous, en installant des jeunes en AGRICULTURE BIOLOGIQUE avec le LABEL « AB » européen.