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avec le marais poitevin

Accès aux lieux publics à tous

Si nous sommes élus, votre nouvelle région, développera des partenariats avec les organisations représentatives des personnes handicapées, les pouvoirs locaux et régionaux :

Un partenariat afin que tous les lieux publics soient accessibles à tous et à toutes, quelque soit l' handicap. 

 

 

EXPOSE DES MOTIFS

Un accès sans obstacles et pour tous aux infrastructures et bâtiments publics de notre nouvelle région : « Poitou-Charentes Limousin Aquitaine » constituera la pierre angulaire des actions sociales de notre Conseil Régional.

L’Union Européenne et l’ensemble des Etats membres ont pris un ensemble de dispositions et d’engagements ces dernières années pour permettre l’accessibilité des espaces publics aux personnes dans des situations de handicap – physique, cognitif ou sensoriel.

Mais actuellement dans nos 3 régions initiales, ces engagements d’accès à tous et à toutes, ne sont pas partout appliqués et il reste de bien trop nombreux lieux destinés aux publics qui ne sont pas accessibles à certaines personnes à mobilité réduite..

Il est actuellement à constater que la dimension locale et régionale de la question de l’accessibilité, de la possibilité de se déplacer, de bénéficier des aménagements collectifs et, par extension, d’utiliser les services collectifs de façon autonome, pour toute personne victime d’un handicap n’est pas à ce jour une réalité pour tous, dans de nombreuses localités citadines et rurales de notre future région.

Et nous aurons de nombreux progrès et investissements à réaliser afin de garantir l’égalité des droits des personnes handicapées.

Il sera indispensable que la notion d’accessibilité et le principe de “conception universelle” (normes et technologies intégratives qui, appliquées aux infrastructures et espaces publics rendent possible une vie plus autonome) trouvent leur place dans l’aménagement de tous les territoires de notre future région (ville, agglomération, département, région).

Si nous sommes élus, votre nouvelle région, développera des partenariats avec les organisations représentatives des personnes handicapées, les pouvoirs locaux et régionaux, pour développer :

Les domaines de coopération entre les organisations de personnes en situation de handicap et les pouvoirs locaux et régionaux

  • Répertorier les accès aux bâtiments publics encore ma accessibles à tous.
    - Répertorier les besoins en accès aux locaux d’habitation
    - Répertorier les problèmes d’accès à la voirie et aux transports
    - Répertorier les conditions d’accès à tous aux taxis et services de transport alternatif.

  • - Répertorier les problème d’accès à l’environnement et l’information numérique



Des modalités de coopération et d’organisation seront élaborées en commun, avec organisation de la concertation et mise en œuvre


III. Conclusion

L’éradication des obstacles rencontrés par les personnes vivant des situations de handicap quelles que soient la nature ou l’origine de celui-ci :

Sera une des priorités des politiques de notre future région.

Face aux situations rencontrées par les personnes handicapées dans leur possibilité de pouvoir circuler, participer et bénéficier des espaces et infrastructures publics comme tout un chacun, vos futurs élus régionaux avec les élus locaux et départementaux Régionaux, s’engageront à agir pour que l’accessibilité de ces espaces et infrastructures progresse de telle façon que les citoyens vivant des situations de handicap puissent constater la suppression des obstacles environnementaux et qu’ils ne sont plus exclus de certains lieux publics.

L’ensemble des questions que soulèvent l’aménagement des espaces et infrastructures publics et la mise en œuvre concrète de moyens prend appui sur le concept d’Accès. D’une façon globale, ce concept a pour sens le fait d’avoir la possibilité de prendre possession et de profiter de l’ensemble des prérogatives attachées à une dignité au sens donné à ce terme dans la Convention européenne des droits de l’homme du Conseil de l’Europe.

Ce qui implique pour chacun d’avoir la possibilité de choisir, de participer et de s’engager.

Plus précisément, cette notion d’accessibilité recouvre l’accessibilité à un lieu (permettre de se déplacer d’un lieu à un autre), à des équipements (pouvoir utiliser et bénéficier de l’ensemble des aménagements ou matériels collectifs) et par extension l’accessibilité à l’ensemble des services communautaires (loisirs, éducation, soins de santé…).

Pour cela, il est indispensable que les communes, les villes, les quartiers, les ruralités, les départements, dans toutes leurs composantes et tous les territoires qui constitueront notre future région, soient conçus de telle façon que le plus grand nombre de personnes puisse faire usage de l’ensemble des espaces et infrastructures publics. Une véritable accessibilité des communes, des villes et des territoires régionaux doit permettre à chacun de se déplacer, de faire usage de divers services sans aide particulière.

La mise en œuvre concrète des principes de conception universelle ne peut être distinguée de la lutte contre toutes les formes de discrimination et d’égalité visant au plein exercice de la citoyenneté de chacun, ce qui inclut les personnes handicapées.

L’intégration des personnes handicapées dans l’espace social de notre future région, par l’application de principes d’accessibilité généralisés aura pour effet l’amélioration de la sécurité, de la qualité de vie et de service de tous les citoyens.

Les coûts financiers que représente la mise en œuvre du principe de « conception universelle » appliqué à l’environnement bâti et aux transports sont souvent avancés comme le premier des obstacles à l’action. Cet aspect non négligeable de la question de l’accessibilité peut être envisagé sous l’angle d’un investissement concourant au développement durable avec un effet à la fois sur l’aménagement de la commune, de la ville, de la ruralité et de la qualité de vie des citoyens. Par exemple, en rendant les transports en commun accessibles au plus grand nombre, on réduit l’utilisation de la voiture individuelle, ce qui concourt globalement à la réduction de la pollution et de l’effet de serre.

Un autre avantage, en terme d’investissement financier réside dans le fait que les personnes en situation de handicap, lorsqu’elles peuvent se déplacer sans entrave, sont en mesure d’exercer une activité professionnelle. Elles ont accès aux centres de consommation et participent au développement économique au lieu d’être assistées financièrement. Dans le même esprit, lorsque l’environnement bâti et les logements sont accessibles et permettent la vie des personnes en situation de handicap dans la cité, des économies notables peuvent être réalisées en matière d’hospitalisation, d’hébergement en structures spécialisées…. De façon identique, si les exigences d’accessibilité sont intégrées dans la construction de logements, dans les rénovations de la voirie, du mobilier urbain ou des matériels de transport, cela ne donne lieu bien souvent à aucun surcoût ou un surcoût raisonnable compte tenu du retour sur investissement qui peut en être attendu au regard, particulièrement, de l’augmentation de la clientèle utilisatrice.

Par ces processus de concertation, il s’agit avant tout d’éviter que des réalisations, bien que conformes à la réglementation, soient totalement inefficaces

2.3.1 Organisation de la concertation et mise en oeuvre

L’organisation de la concertation peut s’effectuer sur la base d’un inventaire ouvert de la réalité dans le but d’établir un état des lieux des services et des actions conduits par la commune, la ville ou la région. Dans le même temps, la réalisation d’un inventaire des besoins des divers groupes de personnes en situation de handicap ouvrira sur la possibilité de l’établissement d’un plan d’action. Ces inventaires devraient être confiés à des groupes de travail mixtes comprenant des représentants des pouvoirs locaux ou régionaux et d’organisations non gouvernementales.

Une telle démarche d’inventaire fait nécessairement émerger une quantité importante de besoins et des divergences de point de vue. Pour aborder l’ensemble des questions soulevées et prendre le temps d’une réelle concertation, le plan d’action devra s’envisager dans le cadre d’une programmation pluriannuelle.