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Bordeaux sous l'océan

 

Regardons la montée des eaux en Aquitaine.

* Soulac-sur-mer est l’endroit où le recul des côtes girondines se fait le plus sentir, celles-ci se déplaçant de 8 mètres par an en moyenne.

 C’est dix fois plus vite qu’ailleurs sur le littoral français. Certaines rues et habitations ont complètement disparu, et ce depuis la fin du XIXème siècle.

A titre d'exemple, la dune de l'Amélie, située à Soulac-sur-mer et s'étendant sur une superficie de 32 hectares, est soumise à une très forte érosion marine : en 1950, la largeur du site était de 311 mètres alors qu'elle n'était plus que de 208 mètres en 1998.

Même sans réchauffement climatique, cette transgression marine (l’eau rongeant la terre) aurait tout de même lieu, puisque s'agissant d'un phénomène naturel . La côte Aquitaine est rongée par l'érosion et recule déjà depuis des siècles moins sous l'effet de la montée des eaux que par la pénurie de sédiments dans cette région.

Les changements climatiques accentuent toutefois vivement celle-ci, et provoquent de nombreux problèmes, notamment en matière d'immobilier et de tourisme. On ne peut pas laisser les falaise de Biarritz s'effondrer. Il faut défendre des sites majeurs, mais aussi organiser le déplacement vers l'intérieur des terres des infrastructures et des bâtiments qui seront inéluctablement rattrapés par la mer.

La mairie de Soulac-sur-mer tente d’enrayer ce phénomène en installant des remparts de grosses pierres qui ralentissent la puissance de vagues. Mais la montée des eaux est inévitable : depuis 1890, la mer a enlevé un million de mètres carrés de sable soit cinquante mille camions de quarante tonnes.

Les prévisions pour cinquante ans prévoient la disparition de 350 mètres supplémentaires de dune. Le stade, les bungalows et le camping de Soulac sont également menacés : en octobre , une digue continue existait devant le camping ; elle a cependant disparu après une série de tempêtes. En seulement six mois la dune a reculé de dix mètres, c’est deux fois plus vite qu’en temps normal : une véritable falaise de sable s’est créée. Le trait de côte se métamorphose ainsi très rapidement.

Des solutions provisoires sont créées, à l'image de la plantation de pieux ou de l'enrochement de la côte, mais elles semblent faibles compte tenu des conséquences subies. Car d'autres risques sont liés à la montée des eaux : celui des inondations et la possible infiltration d'eau salée dans les nappes phréatiques.

 Plage de Soulac-sur-mer, où nombre d'habitations et de campings sont menacés par une transgression marine naturelle mais de plus en plus rapide.

 * Sur le bassin d'Arcachon, cette transgression marine naturelle est accélérée par l'effet des changements climatiques survenus ces vingt-cinq dernières années, et se fait de plus en plus sentir. Ainsi la pointe du Cap Ferret recule-t-elle de un à dix-huit mètres par an depuis 1977, surtout après les grandes marées d'équinoxe, en septembre et en juin. Avec une élévation attendue du niveau de la mer les polders et digues du Bassin d'Arcachon sont menacés à terme si on ne réagit pas.

En parallèle, la Dune du Pyla, qui est la plus grande d'Europe, avance vers l'intérieur du pays, en raison de l'action combinée du vent et de la transgression marine, de un à cinq mètres par an, au détriment de la forêt la bordant. La dune est attaquées par les vagues, et est sujette à l'érosion cependant elle se contente de reculer et ne peut en aucun cas être engloutie.

 Il suffit, pour se rendre compte de la réalité de cette érosion sur le bassin d'Arcachon, d'observer les anciens blockhaus du "Mur de l'Atlantique", qui avaient été positionnés en haut des dunes à deux cents mètres de la mer lors de la Seconde Guerre Mondiale et qui, bien que n'ayant jamais réellement bougé, se retrouvent aujourd'hui "les pieds dans l'eau".

L'érosion des côtes, plage du Petit Nice, à La Teste de Buch (Bassin d'Arcachon - Gironde).

 Dune du Pyla (photographie:http://www.universa-france.com/images/upload/portfolio_img/Dune%20du%20Pyla.JPG)

A la fin du siècle, les spécialistes vont jusqu'à prévoir une montée des eaux de 14 mètres sur le bassin d'Arcachon. Si leurs prévisions s'avéraient justes, beaucoup de maisons seraient sous les eaux,

à l'instar de L'île Aux Oiseaux (visible au milieu du Bassin sur la première des trois cartes ci-dessous), qui, d'une superficie de 300 à 3000 hectares selon les marées, reste aujourd'hui encore un refuge d'oiseaux migrateurs et de loups de mer (bars).

 L'Ile aux Oiseaux , qui pourrait bien disparaître avant la fin du siècle en raison de la rapide montée des eaux due aux changements climatiques. Les cabanes tchanquées, sur pilotis, visibles sur cette photographie pourraient constituer des modèles de construction intéressants pour les maisons situées sur le front de mer.

L'une des principales conséquences du réchauffement climatique observé ces vingt-cinq dernières années est donc l'accélération importante d'un phénomène naturel de montée des eaux, appelé transgression marine ; l'érosion des côtés, qui débutait il y a seize mille ans, ne fait que s'accélérer et pourrait avoir des répercussions non négligeables sur le visage des côtes d'Aquitaine, avant la fin du siècle.



 

À quoi ressemblera la planète dans 50 ans ?

Des paysages modifiés par la montée des eaux

Plus de mer, moins de terre

Il y a 21 000 ans, lors de la dernière ère glaciaire, le niveau des mers était de 130 m inférieur à celui que nous connaissons aujourd'hui, une grande partie de l'eau étant stockée sous forme de glace. Ce niveau a ensuite progressivement augmenté jusqu'à se stabiliser, il y a environ 3 000 ans et a très peu varié jusqu'au XIXème siècle.

En revanche, depuis 1880, en raison du réchauffement de la planète, le niveau de la mer a de nouveau augmenté (+21 cm) à un rythme 5 fois supérieur à celui des derniers millénaires. Et la hausse s'amplifie : depuis 1993, la mer s'élève de 3,2 mm par an, soit deux fois plus vite que pendant le début du XXème siècle.

Cela aura notamment pour conséquence de rendre des zones inhabitables.

Un exemple concret
en France :

Depuis 1967, nos glaciers alpins ont perdu 26 % de leur surface, atteignant seulement 275 km².

Dans les Pyrénées, le constat est encore plus grave puisque les glaciers ont perdu 85 % de leur surface depuis 150 ans.

La France métropolitaine est particulièrement vulnérable à la hausse du niveau des mers car son littoral s'étend sur près de 5 500 km. Sur ces côtes vivent des millions d'habitants, notamment dans les villes comme Marseille, Bordeaux ou Nice.

Les basses terres comme le littoral Aquitain sont très vulnérables à l'érosion. Dans certains endroits, la mer a avancé de 100 à 150 m en 150 ans.

Les falaises de Haute-Normandie, comme celles d'Etretat, subissent aussi un grignotage rapide : à Criel-sur-Mer, les falaises, qui s'érodaient de 11 cm par an entre 1830 et 1966, ont reculé de 10 m entre 1995 et 1998.


BORDEAUX risque d’être sous les eaux dans cinquante ans

Soit dès 2065 2070 c’est à dire à la fin du 21ème siècle.

COMMENT Alain ROUSSET ose t’il proposer que BORDEAUX soit la capitale de notre future région : « Poitou-Charentes Limousin Aquitaine »?.

Peut être qu’il manque d’informations, s’ils côtoyait et écoutait plus les militants écologistes,

Il saurait que la fonte des glaciers provoque une montée des océans, qui accentuera les phénomènes naturels de l'érosion et recule déjà constaté depuis des siècles, par la pénurie de sédiments sur nos côtes de notre région.


 

Ne laissez pas la présidence de notre future région à un homme aussi inculte !