!
!
le président et le peuple

A qui sert la police?

A servir le POUVOIR, à servir l'oligarchie qui au nom d'une République confisquée par les partis politiques à la botte des lobbys, utilise la police pour tuer les enfants de la République qui revendiquent le droit de  s'exprimer, c'est anti-démocratique.

  Le candidat André Rossard à l'élection présidentielle 2017, dénonce cette situation qui est insoutenable et une preuve que le pouvoir politique ne respecte pas la démocratie.

Encore un manifestant gravement blessé à Paris, par une grenade lancée par un policier sur une foule pacifiste ?

31 mai 2016

Un manifestant de 28 ans est hospitalisé après avoir été grièvement blessé à la tête lors de la manifestation contre la loi Travail, jeudi dernier à Paris. Le jeune trentenaire a été victime du d'une grenade de désencerclement lancée par les forces de l'ordre. Depuis l'accident, des images apparaissent et montrent que l'usage de la grenade par les policiers était peut-être exagéré.

Selon la version policière présentée peu après l’accident, les faits s’étaient produits en fin de manifestation, jeudi, au niveau du Cours de Vincennes. Des agents auraient été pris à partie par une centaine de manifestants et c'est en tentant de se réfugier derrière les grilles d'une résidence privée et dans l'attente de renforts que les policiers ont utilisé des grenades de désencerclement alors qu'ils recevaient des projectiles. 


Mais au vu des dernières images qui circulent, cette version ne semble pas tout à fait exacte.Sur la vidéo tournée par un certain Sam Smith JRI sur Youtube, on voit qu’un petit groupe de policiers semble en effet acculé derrière une grille, leurs boucliers brandis face à une foule. Mais face à eux, les manifestants semblent pacifistes, même s’ils huent les agents et scandent : “libérez nos camarades”. 


Parmi les personnes attroupées, pas de personnes cagoulées mais des jeunes, des plus âgés, des cyclistes, des jeunes femmes… Selon la déclaration des policiers, à ce moment-là, ils se sentent en difficulté et attendent des renforts. C’est lorsque d'autres agents arrivent que l'un d'eux lance soudain une grenade de désencerclement en direction des manifestant. Tout le monde commence alors à courir dans la plus grande confusion et soudain, un homme s'effondre. 


Le manifestant de 28 ans souffre d'un œdème cérébral. Il a été placé sous “sédation profonde”, précise une source proche de l'enquête. Son pronostic vital n'est toutefois pas engagé.
Deux enquêtes ont été ouvertes pour faire la lumière sur ce drame. L'IGPN (Inspection générale de la police nationale) souhaite déterminer dans quelles conditions la grenade a été utilisée par le fonctionnaire et dans quelle mesure cette arme est responsable de l'état du jeune homme. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a également ordonné une enquête administrative.

Affaire Rémy FRAISSE

D'après de nouveaux témoignages ajoutés au dossier d'instruction, le jeune militant écologiste avait les mains levées lorsqu'il a été tué par un tir de grenade d'un gendarme sur le site du barrage de Sivens, en 2014.

Près d'un an et demi après la mort de Rémy FRAISSE, l'enquête connaît un nouveau rebondissement. D'après une source proche du dossier citée par Médiapert puis par l'AFP, le jeune militant écologiste levait les mains et criait «Arrêtez de tirer» aux gendarmes au moment où il a reçu la grenade qui a entraîné sa mort. Ces nouvelles informations ont été ajoutées au dossier d'instruction et proviennent de témoins «entendus récemment» par les enquêteurs, selon la même source.

Rémi Fraisse, 21 ans, avait trouvé la mort dans la nuit du 25 octobre 2014 sur le site du barrage de Sivens, dans le Tarn, suite à un tir de grenade d'un gendarme lors d'une nuit émaillée de violences entre manifestants opposés à la construction du barrage et forces de l'ordre. Selon des témoins cités par Mediapart, «Rémi Fraisse avait l'intention d'aller dire aux gendarmes de manière candide et naïve d'arrêter». Le jeune botaniste était pacifiste, ajoutent-ils, et n'avait pas jeté de pierres» dans cette nuit où s'affrontaient les zadistes qui occupaient le site depuis un an et les gendarmes.

L'enquête requalifiée en «homicide involontaire»

Le lieutenant-colonel qui commandait le dispositif ce soir-là affirme également que son unité avait reçu l'ordre de «tenir la position», affirme Mediapart. «Le préfet du Tarn, par l'intermédiaire du commandant de groupement, nous avait demandé de faire preuve d'une extrême fermeté vis-à-vis des opposants par rapport à toutes formes de violences envers les forces de l'ordre», explique le militaire.

Ces témoignages sont notamment le fruit d'un appel à témoins lancé par les parents de Rémi Fraisse. «Les juges d'instruction Anissa Oumohand et Elodie Billot, du tribunal de grande instance de Toulouse, ont recueilli récemment les dépositions importantes de plusieurs témoins directs des derniers instants [du jeune homme]», écrit le site d'investigation. Le 18 mars dernier, l'information judiciaire, initialement ouverte pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner», avait été requalifiée en «homicide involontaire», et le militaire avait été placé sous le statut de témoin assisté. Cela écarte en l'état son renvoi devant un tribunal. À l'issue de l'audience, l'avocat du gendarme, Me Jean Tamalet, s'était félicité de cette décision: «Je ne suis pas surpris car cela correspond aux faits. Mon client a respecté la loi, les ordres donnés et le règlement sur le geste technique qu'il a réalisé.»

«Le début d'une vraie enquête»

 Pour Me Claire Dujardin,l'avocate de la famille du jeune homme, interrogée par Le Figaro, cette décision de la justice revenait à reconnaître «que des éléments indiquent qu'il y a eu des manquements de la part des forces de l'ordre». «Cette décision est d'autant plus importante qu'elle contredit le premier rapport de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), qui dédouanait totalement les forces de l'ordre», soulignait l'avocate vendredi dernier. «C'est peut-être le début d'une vraie enquête», avait alors souhaité l'avocate, appelant de ses vœux l'audition de la «hiérarchie du gendarme».

En janvier 2015, à l'issue d'une garde à vue, le gendarme avait été remis en liberté par l'IGGN, qui estimait que les avertissements préalables au lancer de grenade avaient été effectués et que le lanceur avait «démontré sa volonté d'éviter de blesser un manifestant en prenant la précaution d'utiliser une paire de jumelles pour vérifier si personne ne se trouvait dans la zone».

La mort de Rémi Fraisse avait provoqué une onde de choc en France et, après plus d'un an de contestation, le projet de barrage de Sivens avait finalement été abandonné le 6 mars 2015 par le conseil départemental du Tarn pour un projet plus modeste, toujours contesté par les ex-zadistes.